Quelles mentions doivent figurer sur un Champagne ?

Le nom de l'appellation, la teneur en sucre, le titre alcoométrique, le volume, l'élaborateur avec son numéro d'immatriculation professionnelle, le lot, les allergènes, la valeur énergétique et l'accès aux ingrédients et à la déclaration nutritionnelle. Le tableau donne la source de chaque mention.

Quelles mentions doivent figurer sur un Champagne ?
MentionExempleSource
Nom de l'appellationChampagne1308/2013, art. 119 ; cahier des charges AOC Champagne
Teneur en sucreBrut, Extra Brut, Demi-SecRègl. délégué 2019/33, annexe III
Titre alcoométrique volumique acquis12 % vol1308/2013, art. 119
Volume nominal75 cl1169/2011, art. 9
Élaborateur et immatriculationÉlaboré par … NM-000-0001308/2013, art. 119 ; règles interprofessionnelles
LotL 2401Directive 2011/91/UE
AllergènesContient des sulfites1169/2011, art. 21 et annexe II
Valeur énergétiqueE (100 ml) = 288 kJ / 70 kcal1308/2013, art. 119, modifié par 2021/2117
Ingrédients et déclaration nutritionnelleImprimées ou via QR « ingrédients »2021/2117 ; règl. délégué 2023/1606
Avertissement femme enceintePictogramme ou phraseCode de la santé publique (vente en France)

Valeurs d'exemple pour un brut à 12 % vol et 8 g/l de sucres ; calculez les vôtres avec le calculateur.

Quels termes utiliser pour la teneur en sucre ?

La teneur en sucre est obligatoire sur les vins mousseux et s'exprime avec un terme réglementaire défini par des seuils en grammes par litre (règlement délégué (UE) 2019/33, annexe III, partie B). Le terme doit correspondre à l'analyse du lot, pas à l'habitude de la maison.

Quels termes utiliser pour la teneur en sucre ?
TermeSucres (g/l)
Brut naturemoins de 3, sans sucre ajouté après la prise de mousse
Extra brutde 0 à 6
Brutmoins de 12
Extra dryde 12 à 17
Secde 17 à 32
Demi-secde 32 à 50
Douxplus de 50

Quand la teneur en sucre permet deux termes (par exemple extra brut et brut), un seul figure sur l'étiquette.

Comment écrire la liste des ingrédients d'un Champagne ?

Par ordre décroissant : raisins, puis la liqueur de tirage et la liqueur d'expédition, qui peuvent être désignées sous ces noms (règlement délégué (UE) 2023/1606), puis les additifs par catégorie, comme « conservateur : sulfites ». Les sulfites sont mis en évidence, en gras par exemple.

Un exemple réaliste : « Ingrédients : raisins, liqueur de tirage, liqueur d'expédition, conservateur : sulfites. » Si vous utilisez du moût de raisin concentré rectifié ou du saccharose dans la liqueur, ils peuvent apparaître dans le détail de la liqueur. Les auxiliaires technologiques (levures retirées au dégorgement, colles éliminées) ne figurent pas dans la liste, sauf s'ils laissent un allergène détectable.

Le gaz carbonique produit par la prise de mousse n'est pas un ingrédient ajouté. En revanche, un gaz utilisé pour protéger le vin au tirage ou au dégorgement peut être signalé par la mention « mis en bouteille sous atmosphère protectrice ».

Faut-il un e-label différent pour chaque dosage ?

Oui, dès que les valeurs changent. Un brut et un demi-sec n'ont pas la même teneur en sucres, donc pas la même valeur énergétique ni la même déclaration nutritionnelle. Une page par cuvée et par dosage évite d'afficher des valeurs fausses, et un même QR peut rester sur l'étiquette si la page change avec le lot.

Le cas fréquent : une même étiquette avant décline brut, extra-brut et rosé. Les contre-étiquettes doivent alors différer au moins par la teneur en sucre, la valeur énergétique imprimée et le QR code, ou renvoyer vers une page qui distingue clairement chaque version.

Le nom « Champagne » suffit-il sans la mention AOP ?

Oui. Pour le Champagne, le nom de l'appellation figure seul, sans « Appellation d'origine protégée » ni « Appellation d'origine contrôlée », comme le permettent les règles européennes pour certaines appellations. La catégorie « vin mousseux » peut aussi être omise quand le nom de l'appellation figure sur l'étiquette.

Les outils de l'interprofession suffisent-ils ?

Ils génèrent la page e-label à partir de vos saisies, gratuitement ou presque. Ils ne relisent ni vos valeurs, ni votre contre-étiquette, ni les langues de vos marchés d'export. Si vous les utilisez, faites au moins vérifier le texte imprimé et la cohérence entre la bouteille et la page.

Imprimé ou derrière le QR

Mention · Sur l'étiquette imprimée · Peut passer derrière le QR
MentionSur l'étiquette impriméePeut passer derrière le QR
Valeur énergétique (kJ / kcal)OuiTableau complet : oui
Allergènes (ex. sulfites)OuiNon, reste imprimé
Liste des ingrédientsOu via QROui
Déclaration nutritionnelle complèteOu via QROui
Alcool, volume, catégorie, provenanceOuiNon
Marketing, pistage, cookies—Jamais sur la page e-label

Règlement (UE) 2021/2117, pour les vins produits à partir du 8 décembre 2023.

Les questions des vignerons

Le millésime est-il obligatoire sur un Champagne ?

Non. Le millésime est facultatif ; s'il figure, le vin doit respecter les règles de l'appellation pour les Champagnes millésimés.

Faut-il écrire « contient des sulfites » sur un Champagne ?

Oui, comme pour tout vin dont la teneur en anhydride sulfureux dépasse 10 mg/l. La mention reste imprimée sur l'étiquette, dans la langue de chaque pays de vente.

Peut-on mettre le QR code sur la collerette ?

Oui, aucune règle n'impose son emplacement. Il doit être lisible, accompagné du mot « ingrédients », et la valeur énergétique doit rester imprimée sur l'étiquette.

Sources

Critères de sélection : nous citons d'abord les textes officiels (EUR-Lex, portails juridiques nationaux), puis des enquêtes dont l'éditeur est nommé.

Mis à jour le 2 novembre 2026 par l'équipe WineLex